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L’équation du bonheur

Trouver le bonheur est le but d’une vie et chacun a sa propre définition mais peu de personnes ont vraiment réfléchi à ce qu’est le bonheur. Et vous?

La science du bonheur est apparue aux Etats-Unis en 1998, sous le terme de « psychologie positive ». Elle a défini deux aspects du bonheur : le bonheur hédonique (bien-être et « storytelling » que nous nous faisons de notre propre vie) et le bonheur eudémonique (le sens que nous donnons à notre vie et à notre action et qui nous motive).

Bonheur = bien-être + sens de la vie

Selon le psychologue Jacques Lecomte (Donner un sens à sa vie, 2007), le bonheur résulte de la présence simultanée du bien-être (la partie émotionnelle à court terme) et du sens (la partie cognitive à long terme). Lecomte ajoute que les relations interpersonnelles contribuent également au bonheur. Elles relèvent à la fois du bien-être et du sens de la vie.

De même pour Tal Ben-Shahar (L’apprentissage du bonheur, 2009 p74), le bonheur est « la sensation globale de plaisir chargée de sens . L’individu heureux éprouve des sentiments positifs tout en trouvant une raison d’être à son existence ».

Bonheur = bien-être + sens de la vie + engagement + relations positives + accomplissements

Le psychologue Martin Seligman (2011) a établi une équation plus détaillée: il met en avant trois composantes qu’il qualifie de déterminantes (bien-être, sens, engagement) et il en ajoute deux autres qui sont les relations positives et les accomplissements.

Focus sur l’engagement ( = l’expérience optimale):

Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a défini le phénomène de l’expérience optimale (également appelée flux, flot, ou encore « flow » en anglais) pour répondre à la question « quand les gens se sentent-ils plus heureux ? ». Ses recherches l’ont amené à constater que le bonheur ne dépend pas des conditions externes mais de la façon dont elles sont interprétées intrinsèquement. Il définit huit caractéristiques majeures de ce phénomène qu’il qualifie de sentiment d’ « enchantement profond » : La tâche est réalisable mais représente un défi, l’individu est concentré sur ce qu’il fait et n’est pas distrait, l’objectif à atteindre est clair, il a le contrôle de son action et le résultat est immédiat, la préoccupation de soi disparait (mais la conscience de soi est renforcée) et la perception de la durée est altérée (le temps passe vite). (Csíkszentmihályi, Vivre la psychologie du bonheur, 2012).

Une fois les conditions de l’expérience optimale réunies, toute action de l’individu devient autotélique, c’est-à-dire motivante et valable pour elle-même. Il observe que les personnes curieuses de la vie, persévérantes et ayant un faible ego entrent plus facilement que d’autres dans l’expérience du flux. Cet état se différencie du plaisir dans le sens où il demande un effort pour être atteint.

Notre pouvoir sur le bonheur

Selon une publication scientifique : notre bonheur est influencé à hauteur de 50% génétiquement et à hauteur de 10% par les circonstances de la vie. Cela signifie que chaque individu a un pouvoir d’influence sur la part restante qui est de 40%. (Lyubomirsky, S., Kennon, M. S., & David, S. (2005). Pursuing Happiness: The Architecture of Sustainable Change)

Cela signifie que nous avons un pouvoir de contribution à notre propre bonheur…

ET VOUS ?
  • Que faites-vous pour nourrir ou alimenter votre propre bonheur ?
  • Comment mettez-vous plus de sens et de plaisir dans votre vie et dans vos actions ?
  • Quels ont été/sont vos moments d’ « expérience optimale »?

N’hésitez pas à partager votre expérience

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Formation Outil Stress

Garder le contrôle en toutes situations…

Un outil que vous pouvez expérimenter, pour trouver ou retrouver votre calme en situation stressante. Il est simple, efficace et facile à mettre en pratique à tout moment, en tout endroit.

OÙ ? QUAND ?

  • Dans la salle d’attente, avant un entretien d’embauche
  • Sous la douche, pour bien commencer la journée
  • Avant d’entrer dans une réunion, que vous appréhendez
  • Pendant une réunion, si par exemple vous vous sentez mal à l’aise et/ou avez l’envie de fuir
  • Au milieu de cris d’enfants ou d’un environnement bruyant, si vous devez vous concentrer et/ou si la colère monte
  • Chez vous, si vous vous sentez abattu/e ou anxieux/se
  • …etc…

COMMENT ?

  1. Asseyez-vous confortablement (ou restez debout) : bien ancré, les pieds au sol et le dos bien droit
  2. Prenez conscience de votre propre respiration avec l’air qui entre par la bouche, descend dans la gorge, vient remplir les poumons et effectue le chemin inverse avant de ressortir.
  3. Prenez conscience du poids de votre corps.
  4. Identifiez un premier son dans l’environnement. Il n’est pas nécessaire de chercher à identifier et à nommer ce son mais seulement l’accueillir comme un son. Ecoutez ce son de façon très curieuse, comme si c’était la première fois que vous l’entendiez.
  5. Identifiez un deuxième son de la même manière que le premier. Tout en continuant à écouter le premier son.
  6. Identifiez un troisième son de la même manière que les précédents. Tout en continuant à écouter simultanément le premier et le second son.
  7. Laissez vivre toutes ces sons en vous et laissez-les se combiner entre eux de manière à composer une symphonie de sons. De la même manière que dans une symphonie, c’est la combinaison des instruments qui crée la musique. Il s’agit de laisser se transformer ces sons en symphonie interne.
  8. Le calme apparait par l’apparition et la rétention de cette sensation symphonique. Ecoutez cette symphonie interne jusqu’à ce qu’une sensation de calme et de détente vous envahisse. 5 minutes peuvent parfois suffire.

POURQUOI ?

Selon l’Approche Neurocognitive et Comportementale (ANC), face une complexité importante, notre cerveau quitte un mode automatique (source de stress face à une situation complexe) pour passer à un mode adaptatif (état calme). Par le biais de cet exercice multisensoriel, vous forcez votre cerveau à s’adapter à une situation complexe et à basculer en mode adaptatif, procurant une sensation de calme et vous donnant un accès à toutes vos capacités.

ET VOUS ?

  • Quel effet cet exercice a eu sur vous ?
  • Dans quelle/s situation/s l’avez-vous expérimenté ?

N’hésitez pas à partager votre expérience